Abonnement 2020-2021

LA SAISON 2020

Au moment où notre cinquième livre de l’année, Vigile de décembre, commence juste à être placé chez nos libraires partenaires et envoyé à nos abonnés, le temps est venu de lancer notre deuxième saison. — Faut-il, ici, tirer un bilan de la première ? Ce bilan, je dois le dire, il a dépassé nos espérances.

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LA SAISON 2020

Au moment où notre cinquième livre de l’année, Vigile de décembre, commence juste à être placé chez nos libraires partenaires et envoyé à nos abonnés, le temps est venu de lancer notre deuxième saison. — Faut-il, ici, tirer un bilan de la première ? Ce bilan, je dois le dire, il a dépassé nos espérances.

Nous avions voulu, Françoise Morvan et moi, nous ouvrir une zone de liberté. Publier les livres que nous voulons, comme nous le voulons. Nous avons voulu de choisir le format, le papier, le grammage du papier, de choisir la couverture, la mise en page. Travailler, comme on dit, sur l’objet-libre, sur sa réalité physique. Travailler, en même temps, à l’instar d’un écrivain comme Charles Reznikoff, pour un cercle de lecteurs-amis : quatre cents exemplaires mis dans le commerce, numérotés et signés. Pas un de plus, et pour un prix qui ne soit pas élevé (18 €), de sorte que chacun puisse acheter ces livres « rares ».
Nous n’avons pas cherché de distributeur et de diffuseur. C’est nous-mêmes qui faisons tout, avec l’aide d’un ami pour les aspects techniques et administratifs. Nous ne faisons pas de dépôt, sauf cas exceptionnel — quand nous sommes là nous-mêmes pour une rencontre et que c’est nous qui apportons les livres, et remportons les invendus. Nous ne travaillons qu’en vente ferme, avec des conditions particulières pour les libraires qui prennent au moins deux exemplaires de chaque livre.

Parce qu’il y a l’abonnement. — J’ai parlé du principe du « panier paysan », d’une espèce d’Amap éditoriale. L’idée est de proposer à des lecteurs de nous laisser leur faire découvrir des textes qu’ils ne connaissent pas, — et des textes, encore une fois, que nous ne choisirions pas en fonction de leur genre : cela peut être de la poésie, cela peut-être du théâtre, ou de la prose. Cela pourrait être de la littérature dite « pour enfants », cela pourrait être des contes. Cela peut être des traductions, des textes non-traduits d’un original. Au lecteur de prendre le risque de nous suivre, de nous faire confiance…

L’abonnement se fera dans les mêmes conditions que 2019 : cinq livres pour cent euros, frais d’envois compris (pour la France). — 90 € si, d’une façon ou d’une autre nous nous croisons dans la vraie vie et que je peux donner les livres en mains propres… Pour l’étranger, les conditions seront les mêmes qu’en 2019. Elles sont spécifiées sur notre site : http://mesures-editions.fr. Cette année, je dois pourtant le dire, l’abonnement sera plus intéressant, économiquement parlant. Le fait est que, l’année dernière, les livres, comptant tous plus moins le même nombre de pages, avaient été fixés à un prix unique, 18 €. Cette année, les prix à l’unité varient, de 18 € (pour La fin de Casanova et La Vie de l’Homme, 20 € pour les Contes de Bretagne et 24 € pour les Poèmes et proses de Daniil Harms et les Œuvres poétiques d’Iliazd (ces deux derniers livres faisant 250 et 300 pages). Chaque titre, évidemment, pourra toujours être acheté à part sur le site de Mesures, et, tous, ils seront mis en vente au fur et à mesure d’une saison éditoriale qui, pour des raisons que Tréplev, dans La Mouette, qualifie de « raisons indépendantes de la volonté de la rédaction », commence plus tard que prévu, dans un climat global dont on ne peut pas dire qu’il est très favorable. Mais quoi ? fallait-il renoncer ? Bien sûr que non. Les livres que nous publions, si différents qu’ils soient, nous sont tous essentiels. S’ils le sont pour nous, ils peuvent, ils doivent l’être pour nos amis, connus et inconnus — pour nos lecteurs. Cela, si je n’en avais pas la certitude, je tirerais l’échelle.

André Markowicz