En 1991, le poète Guennadi Aïgui, hébergé à Paris, tient à remercier la petite Silvia qui lui a laissé sa chambre : il lui est remis un mince carnet aux pages blanches pour qu’il écrive ou recopie quelques mots destinés à Silvia.
À peine le carnet est-il entre ses mains qu’Aïgui le change en livre : une ligne par page, libellée d’une écriture fine, pour faire du réveil d’un enfant un poème universel.
Ce livre à un unique exemplaire a ensuite donné lieu à une édition que j’ai illustrée et, retrouvant cet exemplaire illustré que je pensais perdu, j’ai pensé que ce poème immense et minuscule pouvait parler à tous, petits ou grands.
Il laisse à percevoir une tendresse, une bienveillance et un humour léger qui donnent une touche claire à la poésie généralement tragique d’Aïgui.
Françoise Morvan





