Ce livre, je ne l’ai pas écrit, j’en ai rassemblé les textes et les ai présentés. À la fin du XVIe siècle, entre la Renaissance et le Classicisme, s’ouvre une période miraculeuse de la poésie – une période au cours de laquelle se répondent les voix de ces personnages mystérieux que furent Philippe Desportes, Jacques Davy du Perron, Étienne Jodelle, Agrippa d’Aubigné (pour ne citer que les moins oubliés), le fantasque Vauquelin des Yveteaux, le sarcastique sieur de Sigogne, le sombre Jean-Baptiste Chassignet, puis Étienne Durand et Théophile de Viau, l’un brûlé en place de Grève, l’autre brûlé en effigie avec ses livres…
Engloutis sous les flots d’une poésie prolixe, leurs plus beaux poèmes ont souvent tendance à se perdre, mais, mis en lumière et assemblés, il forment un chœur auquel viennent se joindre les sonnets de Pétrarque, de Shakespeare, de Camoëns et de Garcilaso de la Vega, donnant l’impression de voir naître la plus grande poésie de l’Europe.
Ce livre s’inscrit dans la continuité des Sonnets de Shakespeare, de Roméo et Juliette, de Sur champ de sable et de Pluie, publiés aux éditions Mesures.
Françoise Morvan